Quelques jours plus tard, me réveillant en sursaut, comme toujours depuis que je l'ai rencontré, je pris la lettre et eu l'audace de la lire. C'était ma mère :
« David, ne soit pas plus cons que les autres, je t'en supplie. Depuis ta fugue, je n'ai plus de nouvelle de toi mais je le sais, tu te portes bien. Tu as toujours était bon pour cela. Je n'espère plus une réponse de toi, car je le sais au jour d'aujourd'hui que je n'aurais pas le temps de te revoir. Alors je voudrais te dire, t'avouer ce qui ce passera si tu continues à vivre ainsi. Tu as du croire au tout début que tout aller être parfait. Que ton exile sonnait comme une véritable liberté, car tout personne espère un jour vivre ce que tu as fait mais n'espère pas trop. Tu te briseras un jour ou l'autre »
Elle avait tant raison, j'avais fugué pour prendre mon envol, pour voir enfin le monde tel que je le voulais, et cette liberté n'était qu'un appel au bonheur.
« Car David, il t'arrivera ce qui m'est arrivé. Tu te rendras compte que tu es seul, et que tu as besoin d'aide. Tu penseras que tes nouveaux amis sont la pour toi, mais tes véritables amies sont ta famille, ne l'oublie pas. Nous t'avons bercé depuis le début. Nous avons tout fait pour que tu puisses être heureux. Nous avons surement échoué. J'ai été comme toi, j'ai fuis ma famille et je suis partis en Suisse croyant, oui croyant que je trouverais la gloire la bas et puis... et puis, je ne suis rien devenue. J'espère que tu vivras ce que tu as toujours espéré, toutes les mères souhaitent cela à leurs enfants. Je ne t'ai jamais réellement raconté mes déboires en Suisse. Je suis arrivé en stop la bas, les poches vidées par la faute de mon père qui depuis l'âge de quatorze nous piquait notre argent de poche. Nous ne t'avons jamais fais cela. Arrivant à Genève j'ai airé durant une voir deux semaines, je ne comptais plus les jours me séparant d'eux. J'exaltais chaque matin en m'inventant un monde qui devais être le mien, mais plus les jours passé, plus je me rendais compte qu'en faite, j'avais du faire une bêtise. Et puis je suis tombé nez à nez avec François, un jeune gérant d'hôtel. Il me vit, et un peu confus, me fit une proposition. Le soir même, je me trouvais a servir des stars, dans l'un des plus célèbres restaurant de Genève. La gloire commençait elle ? A la fin du service, François me demanda si j'avais un endroit où dormir. Je n'osais pas lui expliquer ma situation, et bêtement lui avoua que oui. J'ai navigué de bar en discothèque, usant ma toute première paye pour ne pas dormir dehors. Le lendemain en arrivant au travail, François me vit avec une mine décomposé, presque rassasié et m'offrit un café. Nous avons longuement discuté et m'offrit mon premier lit, loin d'eux. François devint durant plus d'une année mon ami, ma famille. »
Je n'avais jamais appris tout ceci, et de voir qu'un lien entre moi et ma mère m'avait été caché me fit froid dans le dos. Je n'aurais jamais cru que ma mère aurait eu l'audace de fuir sa famille. J'avais entendu qu'elle avait vécu des moments difficile, mais de la a fuir, je n'aurai jamais pensé. Elle qui masqué toujours ce qu'elle ressentait, elle qui était si forte, qui avait une tel répartis, et qui m'étais si complice. Pourquoi ne pas m'avoir avoué qu'elle était partie pour trouver un sens à sa vie ?
Elle fuit surement les déboires que lui faisait porter sur le dos son père, ou les supplices d'une vie trop peu révélatrice de son vrai caractère. Ma mère a toujours était quelqu'un la tête sur les épaules, prêtes a tout pour devenir une personne hautement placée. Prête à tout pour ne plus être en bas de l'échelle. Tout comme moi, dans un contexte totalement différent.
« Et puis la deuxième année commença. François et moi n'étions plus aussi complices. Il me vira sans explication, trouvant surement une plus souriante et dynamique jeune fille. Je ne l'ai jamais su. Je du de nouveau faire face au problème de logement. Seulement, je n'eu pas la même chance qu'au début. Je dus offrir mon corps pour pouvoir subvenir à mes besoins. J'en ai tant honte aujourd'hui. Je ne devrais, et je n'ai jamais voulu te le dire, car tu dois pensées que je ne suis pas digne d'être ta mère, mais tu dois l'entendre pour ne pas faire la même bêtise David. Tu sais, nous ne sommes jamais honnête, et durant tant de jours, je n'étais plus honnête avec moi-même, mais je me disais que si ce n'étais qu'éphémère, si ce n'étais que pour mieux rebondir, je n'avais pas d'autre choix. Je me trompais. Je suis retourné chez moi quelques mois plus tard. Retrouvant ma famille, ma véritable famille. En ouvrant la porte, mon père ne me dit pas bonjour, et posa sur la table un couvert en plus. Personne ne parlait. Personne n'osa, de peur d'entrer en conflit avec Papa. Et puis la fin tu la connais, je suis rentré dans l'armée, car je n'avais plus de famille. Je rencontrais ton père, et nous nous sommes aimé jusqu'à aujourd'hui. Nous nous sommes aimé comme personne, et personne ne pourra dire que nous n'étions pas un couple. Je l'ai aimé, et la haut, je continuerai mon fils à l'aimé. Il a tant besoin de toi. Nous avons tous tant besoin de toi, malgré ce que tu dois penser. Reviens, ne serait ce que pour montrer que tu ne nous as pas oublié. Reviens pour nous prouver que tu es plus fort que tout. Je t'en supplie. Je t'aime. »
Je refermais la lettre, abattu. Les larmes coulèrent le long de mon visage, et l'envie de griller une cigarette se fit sentir. Après un tel électrochoc, je n'avais plus goût en rien sauf en ça, la drogue, l'alcool. En faite, j'avais envie une fois de plus de m'évader, d'oublier, de tout oublier. Ma mère m'avait été prise, et je n'avais pas eu l'audace de lui dire au revoir une dernière fois. Quel enfant ferait ça à sa mère. Moi. Comme toujours, j'étais l'exception qui confirmait la règle. J'étais l'enfant prétentieux, l'enfant intrépide. Celui qui a tant cru que s'évader n'était qu'une entrée vers la gloire, vers la victoire. Mais que suis-je devenu ? Un toxico de plus. Un véritable dépravé, amoureux de son joint le matin, dansant auprès de l'ecstasy le soir, pour se sentir bien, pour se sentir soi disant heureux. Je n'étais rien. Je n'étais plus rien.
Je me suis levé avec un goût amer dans la bouche. Un goût de rat mort. Je ne savais quoi faire. Devrais-je retourner chez moi, et demander pardon ? Pardon pour ne pas avoir été présent quand papa avait besoin de moi, pardon de ne pas avoir été la pour mes s½urs, pardon d'avoir été aussi distant, d'avoir voulu être si en retrait quand tout le monde avait besoin de moi. Je ne savais quoi faire, je ne savais où aller en ce début d'après midi. Je suis resté longtemps dans mon lit pour peser le pour et le contre de mes actes, et pour établir un vrai retour à la réalité. Et plus les heures passé, plus je prenais le sens inverse. J'avais trop honte de retourner, de les revoir. Trop honte d'affronter mes bêtises, pourtant maman m'avait écrit que papa ne m'en voudrait pas, mais je n'arrivais pas à la croire. Je ne pouvais pas la croire. Alors comme toujours, je suis resté chez moi. Et puis, épuiser de réfléchir, j'ai airé dans la ville en quête d'un second souffle pour le lendemain. Je suis allé au Grand café me désaltéré un peu, et puis de fil en aiguille, mes pensées s'évaporèrent pour laisser place une nouvelle fois à l'alcool. J'enchaîner sans plus aucun amour les verres. Leurs saveurs n'avaient plus lieu d'être. J'échapper à la vie, à ma vie. Et puis à un moment, je me rappel être sorti du bar, et la un trou noir. Je divaguais, je n'arrivais plus à me contrôler. Je crois avoir été dans une discothèque, totalement éméché. Je suis ressorti avec une fille. Je l'ai ramené chez moi, et nous avons discuté. Je lui ai raconté ma vie, la mort de ma mère et la perte de ma famille. Je ne sais plus ce qu'elle me conseilla, mais son aide m'était précieuse. Je me sentis un minimum heureux. Enfin quelqu'un m'étais arrivé. Etait ce une François ? Je me rappel lui avoir avoué des mots que je ne pensais pas. Lui avoir dit qu'elle était belle, qu'elle avait tout pour plaire. Qu'elle était tout ce dont je chercher. Et puis nous nous sommes embrassées, aveuglement, comme deux alcooliques en quête d'un amour puéril. Elle embrassée bien, tellement bien. Je suis tombé amoureux de ses lèvres, et puis nous nous sommes endormis. La complicité était né, mais à quel prix ? Je repensais à ma mère et François.







France